Mes performances vont-elles s’améliorer ou se dégrader avec le cloud

Voilà avec la sécurité un des sujets les plus controversés. En effet, la performance est à la fois mesurable, donc objective, et perçue, donc subjective. Ensuite, la performance pure d’une application ou d’un processus est souvent le fait d’en ensemble de composants interdépendants. Enfin même si on imagine pouvoir isoler la performance d’une application à un seul serveur, on s’aperçoit en regardant la figure ci-dessous, que chacune des couches a un impact sur la performance objective de l’application.

Modèles de service

Performances en baisse

Prenons un exemple simple. Imaginons que vous hébergez un serveur de fichiers dans votre centre de données. Chaque utilisateur y stocke les informations dont il ou elle a besoin pour effectuer son travail quotidien. Les performances d’accès à chacun de ces fichiers sont limitées par la rapidité du réseau, par celle des disques durs sur lesquels sont stockés les fichiers et par la puissance du processeur qui doit interpréter et service chaque demande d’accès. On peut donc imaginer que si un très grand nombre d’utilisateurs veulent accéder à leurs fichiers en même temps, le serveur, les disques et le réseau va être mis à contribution et les temps d’accès vont augmenter.

Avec la croissance des fichiers, vous arrivez rapidement à saturation de vos baies de stockage. Il convient alors de trouver une solution plus rapide que la commande de disques durs supplémentaires. Vous décidez alors de stocker les fichiers de vos utilisateurs dans le cloud. Et là, patatras, les performances s’écroulent car si votre stockage et la puissance des serveurs ont considérablement augmenté, il n’en est rien de votre réseau qui devient un goulot d’étranglement. Vous décidez alors que les performances du cloud ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

Performances en hausse

Imaginons à l’inverse que vous avez une application très gourmande en données auquel vos utilisateurs ont accès en mode client-serveur. Seuls les résultats, relativement petits, sont servis aux clients. En revanche, l’obtention de ces résultats nécessite un gros volume de données source et une forte puissance de calcul. Au fur et à mesure que les données croissent et que les requêtes des utilisateurs se complexifient, les performances se dégradent. Vous décidez alors de migrer l’application vers le cloud en prenant soin de permettre à plusieurs machines virtuelles de servir les requêtes des utilisateurs. En quelques jours, les utilisateurs retrouvent le sourire, leurs requêtes renvoyant leurs résultats quasi instantanément. Vous avez tiré parti de la puissance de calcul de serveurs virtuels taillés pour la vitesse et de stockage rapide quasiment illimité, ce qui vous aurait été impossible sans investissement massif.

Je pourrais multiplier les exemples, mais je pense que vous avez compris la contrainte principale que nous avons rencontrés : la performance dépend de l’architecture de vos applications et services. C’est pourquoi de nombreux utilisateurs sont déçus par la promesse non tenue de performance du cloud. Sans réflexion préalable, vous risquez la déception. Cependant, en y mettant un peu d’effort d’analyse, les gains de performances peuvent se révéler exponentiels.

Utiliser le cloud à bon escient

Comme je me plais à le répéter, le cloud n’est pas la solution unique aux problèmes informatiques. Surtout pas aux problèmes de performances. Mais pris dans un contexte plus global, il est impossible de l’ignorer. Tout problème de performance doit se focaliser sur leurs causes. Ce sont ces dernières qui vont vous aider à décider si le cloud est la solution. Comme nous l’avons vu dans les exemples précédents, tout va dépendre du contexte.

Alors que faire me direz-vous ? Le cloud reste un moyen idéal et peu couteux permettant d’identifier la source des problèmes de performances. En effet, il va être possible de tester différentes configurations de vos applications sans investir dans un matériel coûteux. Vous pouvez changer de machine et de configuration facilement et rapidement. Sans risque, sans investissement. Restera ensuite à décider, si les tests sont concluants, à migrer la production dans le cloud.

Photo par Puk Patrick sur Unsplash

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