Le cloud expliqué à votre directeur financier

J’aurais aussi pu intituler cet article, comment rendre le sourire à votre directeur financier ? Mais, j’aurais pris le risque de dire qu’avec le cloud, le coût total de votre informatique va diminuer, ce qui n’est pas toujours la vérité comme nous allons le voir. Passer au cloud va avoir des avantages financiers. Il est donc important que votre directeur financier les comprenne afin de pouvoir vous soutenir dans le choix de solutions cloud.

pexels-photo-327070Nous avons vu dans le post intitulé Mettez de la souplesse dans votre IT qu’un système se réclame du cloud quand il a cinq caractéristiques principale : à la demande, accès universel, pool de ressources, élasticité et service mesuré. Ces cinq caractéristiques ont un rapport claire aux finances, comparables à un système local à l’entreprise.

  • A la demande : on n’utilise et donc, normalement, ne paye le système que lorsqu’on l’utilise. J’écris normalement si le système est bien conçu. Il est en effet facile de laisser le compteur tourner sur une machine virtuelle ou un container alors qu’aucune utilisation n’est enregistrée. Le coût est alors en pure perte.
  • Accès universel : une connexion internet suffit généralement à un utilisateur pour accéder aux services mis dans le cloud. Le système se révèle donc souvent moins coûteux que la mise en place d’un VPN, même si ce dernier peut se révéler nécessaire, mais sans doute plus transparent.
  • Pool de ressources : comme le système à la demande, il existe un pool de ressources à disposition que l’on ne paye que lorsque qu’on les utilise.
  • Elasticité : l’utilisation de la meilleure ressource en fonction de la charge garantit une forme d’optimisation en fonction des besoins. Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’acquérir une puissance de calcul qui ne sera utilisée qu’une toute petite partie de l’année. Elle sera utilisée et payée uniquement si besoin est.
  • Service mesuré : le rêve de toute direction financière. La capacité à savoir qui utilise quoi et donc de pouvoir refacturer en interne. L’informatique devient alors financièrement transparente.

business-money-pink-coinsÉquipé(e) de ces cinq caractéristiques, il est alors plus simple de démontrer que l’entreprise ne va payer que ce dont elle a besoin et qu’elle utilise. D’un point de vue de la finance, on explique alors le cloud sous trois angles :

  1. La facturation à l’acte. On ne paye que ce que l’on utilise. Plus d’achat de matériels surdimensionnés pour palier aux surcharges potentielles et ponctuelles.
  2. Compta analytique. On peut savoir qui utilise quoi et donc affecté budget et dépense par département ou groupe de travail. Le Saint Graal permettant de savoir qui dépense quoi et de potentiellement calculer le retour sur investissement. De quoi transformer tous les départements en centre de profit.
  3. Frais de fonctionnement. Tout devient Opex. Plus d’immos et d’amortissement. Une compta simplifiée et des sommes immédiatement déductibles du résultat net.

Comme toute personne inféodée aux chiffres, votre directeur financier va trouver la mariée trop belle. Il conviendra alors de faire une partie « pour voir ». C’est tout l’intérêt de la démarche par projet que je décris dans mon livre, Cloud privé, hybride et public.

Crédit photo rawpixel.com sur Unsplash

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